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samedi 28 juin 2014

My Lady's House - Northern Lights (2014)

Ils sont de retour et tombent à point pour ce début d'été...Cette fois les Bisontins du groupe "My Lady's House" nous comptent l'histoire d'une certaine Anna-Lee en 10 titres plus qu'envoutants. Anna-Lee est une femme désenchantée par un dernier amour qu'elle fuit pour tenter sa chance ailleurs. "Northern Lights" est un album qui nous livre un road folk qui s'électrise au fur et à mesure. "The Bride", premier titre tout en douceur, tout en acoustique avec guitare, harmonica  et apparition d'un violoncelle qui accompagnent les voix de Guillaume et Cécile. L'arrivée de la batterie finale annonce la fin d'un rêve, la révélation d'une tromperie, Anna-Lee s'est faite dupée. "Looking for an Exit", encore un merveilleux titre cotonneux. Cette fois la miss prend la route et cherche une sortie. "Storms and Clouds", premier titre électrisé : les larmes de l'héroïne déclenchent le tonnerre... De la combativité, de la libération, voilà ce qu'inspire ce titre puissant et sous haute tension. Savamment dosé, on est plongé dans l'histoire et on se laisse emporter par le titre suivant "To Wear a gun"qui prolonge les envolées électriques en donnant le point de vue cette fois du côté de l'ex. On enchaîne avec le titre "The White Van", titre tout aussi électrique, entêtant et profond. "The Substitue" fait une pause avec le tonnerre, les tensions se relâchent..."One Way", dernier titre aux accompagnements électriques qui alternent avec des moments plus calmes, les voix s'envolent, planent, se posent..."Other's Poems" reprend les guitares acoustiques, le violoncelle, et la douceur du début d'album. "The Wolfpack", balade finale de cette histoire qui nous aura fait voyager. L'album se termine par une alternative acoustique du titre phare de l'album "Storms and Clouds". On imagine le générique du "film" se dérouler sous nos yeux qui nous remémore cette échappée électrique et acoustique, tendue et douce à la fois. Un album lumineux qui démontre le talent et les ressources de ce groupe en pleine ascension avec une véritable identité qui leur est propre. Et on en redemande ! 

dimanche 21 octobre 2012

My Lady's House (2008-2012)

En regardant l'émission "Rendez-vous en terre inconnue" en ce début de mois, mon oreille a accroché sur l'accompagnement musical et notamment sur les deux titres d'un groupe qui m'était totalement inconnu (rendez-vous en terre inconnue où les inconnus se font connaître...!).
Et à ma grande surprise j'apprends que ce groupe est français et vient de sortir un nouvel album.
My Lady's House est constitué de Guillaume (chants, guitares, harmonica, banjo), Cécile (chants et bass), Simon (chants, guitare, banjo ) et Stéphane (percussions,chants). Le groupe est de Besançon et c'est sur leur premier EP (EP#1 - 2008) que figurent les deux titres découverts grâce à l'émission : "The Grasses" (arpèges délicats, harmonica planant) et "Before the Rain" (guitare électrique et refrain aux airs de Beatles avant la pluie). Après avoir dévoré cet EP complété par les titres "Blake's Garden", "Monster" et "Bulkington" dans la même veine (qui seraient aussi dans la bo d'anciens RDV en terre inconnue), je me suis jeté sur leur premier album "West of the sun stories" (2011). Et c'est sous perfusion que je m'administre cet opus tellement j'en suis accro... Un album magnifique d'une douceur remarquable en surface mais qui perce le cœur en profondeur. Un folk mélancolique intime qui vous fait voyager dans les grands espaces. On sent les influences de Neil Young, Nick Drake, Bob Dylan, The Beatles... en passant par Elliot Smith et là je pèse mes mots ! Car si il y a bien un titre qui pour moi ressuscite ce géant disparu trop tôt, c'est bien le titre "Once" : une merveille, une perfection sur le thème de la perte d'un être cher... Frisson également pour le titre "Lily's knight" : une véritable berceuse qui absorbera toutes vos tensions...Les autres titres confortent le talent et l'inspiration de ce groupe. Leur dernier album fraîchement sorti "Run in the South" (2012) illustre à nouveau leurs inspirations anglo-saxonnes, l'authenticité de leur folk épuré et l'harmonie parfaite des voix. Un album avec un peu plus d'arrangements, un peu plus de guitares électriques (bien présentes dans "The devil in with it", "Run in the south" et "Falcon Lake") et toujours la part belle au folk "américana" agrémenté de banjo ("Coast Starlight") et de guitares acoustiques. L’excellent et entraînant "Postcard from a place you're not" ouvre avec simplicité (guitare/batterie) l'album. "Now and there" met en avant la voix de la chanteuse colorée par un mellotron. "Strike day" et "Daughter" assurent la continuité avec cette fois les cordes planantes de violons. "Parkside House" : balade aux chants aériens. Enfin "The Story of Sam Brinson" apporte un folk raffiné au son de l'harmonica.
Vous l'aurez compris, My Lady's House est un groupe français très très prometteur et qui pourrait bien devenir aussi célèbre que les français de "Cocoon". Ah... on me signale dans l'oreillette qu'ils ont fait leur première partie...Tiens tiens tiens comme par hasard.

My Lady's House - EP#1 (2008):



My Lady's House - West of the sun stories (2011):



My Lady's House - Run in the South (2012):

Une perle : "Once" sur l'album West of the sun stories (2011):


My Lady's House : Once par BertrandVinsu

samedi 30 juin 2012

The Lumineers - The Lumineers (2012)

Ils nous viennent du Colorado avec un premier album éponyme à l'allure "vieille époque"sorti en avril. The Lumineers sont composés par le chanteur et guitariste Wesley Schultz, Jeremiah Fraites le batteur et Neyla Pekarek au piano mandoline et violoncelle. Ce joyeux trio nous embarque dans un folk-rock acoustique très agréable avec des mélodies accrocheuses, des refrains à vous faire chanter à tue-tête et surtout une certaine authenticité grâce à une certaine spontanéité. Les voix comme les instruments semblent sortir d'un enregistrement live tellement la production paraît minimaliste. L'album commence avec le titre court (1:50min) "Flowers in your hair". Une guitare acoustique qui donne le rythme et un refrain entraînant avec un soupçon de violoncelle. Le tableau est posé et on commence à taper du pied ! "Classy Girls " vous plonge au milieu de blablabla...euh ça vous dérange pas si on pousse la chansonnette ? Hop ! Percussions et toutes cordes en avant et on frappe dans les mains...Ah d'accord en fait on fini par danser..."Submarines" s'engage au piano et à la percussion bien présente, pas loin de la marche militaire entêtante. Ils gardent le rythme ! "Dead Sea" un bien joli titre qui s'envole en douceur dans le ton des sixties. "Ho Hey" le titre "référence" du groupe qui vous emmène de la balade vers une danse effrénée à coup de Ho! Hey ! A l'image du clip officiel. "Slow it down" titre planant avec sa guitare électrisé à la Jeff Buckley. Un titre qui soulage les pieds. Retour du violoncelle et de la guitare acoustique avec "Stubborn Love" l'un de mes titres préférés qui vous fait réviser un peu de phonétique OoOh OuOuOuh AaAaAh... "Big parade" le titre le plus long de l'album (5:27 min) qui assure en douceur la continuité. On arrive alors à "Charly boy" qui fait penser à une complainte irlandaise. "The flapper girl" , le titre pop de l'album avec le piano en premier plan. Et on termine par "Morning song", titre rock'n'roll qui ajoute un part d'éclectisme, en effet le groupe ne se cantonne pas à une seule inspiration musicale.
Ce groupe lumineux mérite vraiment qu'on s'attarde sur ce premier album plein de fraicheur et avec de véritables bonnes volontés de nous entraîner dans la bonne humeur.  
   






dimanche 27 mai 2012

Alexa Woodward - It's a Good Life Honey If You Don't Grow Weary (2012)

Sorti en Mars dernier, le troisième album d'Alexa Woodward " It's a Good Life Honey If You Don't Grow Weary" est une véritable petite perle des Appalaches si vous êtes sensibles aux voix envoutantes et aux douces mélodies de banjo et de ukulélé. Présente notamment avec le titre "Secrets" sur la BO de Twilight, Alexa qui puise son inspiration dans le bluegrass, le folk et le gospel nous distille avec cet album un Americana délicat et intemporel. Vibraphones, violoncelle, percussions et quelques instruments électriques s'ajoutent aux choristes qui l'accompagnent à notre plus grand plaisir. Si vous pensez que sa musique n'a rien de transcendant à la première écoute détrompez-vous, le virus est déjà répandu dans vos oreilles et vous n'allez pas tarder à en redemander ! C'est simple : cela fait deux mois que l'album tourne en boucle dans ma tête quand ce n'est pas dans mes oreilles...

L'album débute par la douceur "Pale Blue Line" qui monte en crescendo jusqu'au refrain qui vous donne la sensation de vous laisser porter par des courants d'airs ascendants tel un oiseau...flyyYyyYyyYYIinng ! Puis arrive "Wolves" qui vous hurle Aooooouuuuh et vous apprend à frissonner, à trembler...teach me to tremble ! Les cœurs du magnifique "Darkest day"(ma préférence) vous transportent dans les stratosphères jusqu'à vous étourdir avec "Tornado"...Vous voilà dans l'oeil du cyclone : Alexa et son banjo se sont emparés de vos oreilles. Atterrissage avec le titre "Down" et le minimaliste "Elephant". "Alexander" vous fait frissonner par sa douceur et les cordes du violoncelles. "Pillart of salt" assure la continuité jusqu'à "Mister" qui reprend à peu près les mêmes accords. "All this sugar" et "Weary" clôturent un album assez homogène. Si les quatre derniers titres paraissent un peu monotones (mais parfaits pour s'endormir en douceur) les autres chansons ont cette capacité à vous émerveiller jusqu'à vous posséder pendant au moins deux mois !

Une artiste et un album à découvrir en urgence.
 

lundi 30 janvier 2012

A écouter : David Abel "Beyond the black sea"

David Abel, parisien depuis 4 ans et originaire de la Nouvelle Zélande vient de sortir son deuxième album autoproduit " Beyond the black sea". Un album folk acoustique qui côtoie les vieux airs de bluegrass américain.
On passe un bon moment à l'écoute des 10 titres notamment lorsque David est accompagné au chant par Chloé Dunn sa violoncelliste et violoniste.
Son premier EP de 6 titres The Charming Ruins plus intimiste, fait place ici à plus d'accompagnement (banjo, percussions...) masterisé par Rick Fisher (Cat Power, Iron and Wine, Fleet Foxes) à Seattle.  Après l'incontournable titre "Every Corner"  et  l'entêtant "Out of game" j'ai particuliérement aimé "16/17" qui monte en puissance tout en douceur.  Alors si vous aimez le fingerpicking et que vous attendez le printemps avec impatience au coin du feu, laissez vous entraîner par les balades de David...

Une vidéo d'un des titres de son premier album plus épuré :
 


Trois titres de son dernier album :

L'un de mes titres préférés :

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