Du rock nonchalant débraillé...voilà ce que nous propose l'australienne Courtney Barnett avec son premier album sorti l'année dernière et qui aura usé "mes platines" cet été... Influencée par les sixties et les années 90, on y trouve des balades psychédéliques, de la pop-rock garage et de quoi vous mettre de bonne humeur : c'est vif, frais et le plaisir est décuplé à chaque nouvelle écoute. Mes coups de cœur vont sur les titres suivants : le percutant "Pedestrian At Best", la balade électrique qui s’énerve "Small Poppies", la balade électrique qui calme : "Depreston", les accrocheurs "Dead Fox", "Nobody Really Cares If You Don't Go To The Party", et "Debbie Downer", l'entêtant "Avant Gardener" et pour finir le dernier titre"History Eraser" qui clos en beauté l'album le plus cool de l'été ! Une jeune artiste incontournable qui maitrise tous les ingrédients du rock contemplatif.
Le groupe bordelais "Hello Bye Bye" a sorti en septembre dernier leur premier album "Better Day" avec pour ambition de proposer de la musique noisy pop, shoegaze club et indie rock dance (dixit Rubin Steiner musicien français) oui,rien que ça... Mais alors ça donne quoi tout ce mélange ? Et bien ça donne un album percutant qui brouille habillement les frontières entre le rock et l'électro. Pourtant peu adepte de la musique électronique, j'avoue avoir succombé par la qualité et l'originalité des titres. L'hypnotique premier titre "Let's Live Happy Waiting For Our Dying Day Part 1" fait tout suite monté la pression avec une batterie et un rythme frénétique à vous donner des mouvements de têtes incontrôlables... Tout s'enchaîne ensuite où ici et là des riffs de guitares s'assemblent à une boite à rythme, un voix robotique, une basse, une voix féminine et un rythme de batterie qui n'en finit pas de vous donner des électrochocs... On a droit a quelques moments de répits atmosphériques avec les titres "Empty" et "Doubt" pour finir par le titreélectro "Let's Live Happy Waiting For Our Dying Day Part 2".
Avec "Better Day" les quatre bordelais nous infligent des "électrochocs" qui vous réveillent jusqu'à l'os...et on en redemande !
Elle est londonienne et du haut de ses 20 ans la demoiselle vient de sortir son premier album folk "Tomorow will be beautiful". Encore une nouvelle jeune chanteuse, encore une sensation de "déjà-entendu" pourrait-on se résoudre à penser sans avoir écouter l'album...
A la première écoute, on reste dubitatif. On le concède, la voix de la chanteuse a quelque chose de particulier mais cette musique intemporelle perturbe. Difficile parfois de suivre le fil conducteur et d’accrocher à la mélodie...Mais on se remet très vite l'album dans les oreilles car notre curiosité est bizarrement attisée....que l'on adhère ou non il faut bien l'admettre : Flo Morrissey propose un folk original très bien orchestré. La révélation arrive avec la troisième écoute...là on comprend que la londonienne possède l'art de nous envouter avec sa voix éthérée, onduleuse et chaleureuse. Le premier titre "Show me" débute par quelques notes à la guitare puis le chant apparaît accompagné d'un piano. On prend alors la mesure de toute la subtilité de la voix de Flo avec le refrain aux tonalités indiennes. "Pages of Gold" est peut-être le morceau le plus classique et surement le plus efficace pour accrocher les septiques. Il a été naturellement choisi pour être le premier single de l'artiste. "IfYou Can't Love This All Goes Away" débute par quelques touches de piano pour arriver à un refrain orchestré qui appuie la voix de la chanteuse d'une pureté à nous donner la chair de poule..."Betrayed" confirme la voix envoûtante de Flo qui offre là tout son potentiel. Frisson assuré pour ce titre qui sera mon coup de cœur ! "Sleeplessly Dreaming", une balade hors du temps qui se prolonge avec les titres suivants. On passe par le titre "Why" point haut de l'album au niveau orchestration. On termine avec "Tomorrow Will Be Beautiful" telle une petite boite à musique qui s'arrête. Au final, il faudra s'y reprendre à plusieurs fois pour se laisser imprégner avec plaisir par ce premier album et découvrir toute la richesse de la musique de Flo. Si le début de cet opus est prometteur, on regrette une suite un peu plus monotone. Une voix magnifique à écouter et à suivre !
Découvert depuis peu, le groupe islandais Low Roar a réveillé mes oreilles, mieux, il m'a donné le premier frisson musical de l'année. Normal pour un groupe qui nous vient du froid ? Par forcément, car à la base le chanteur du groupe Ryan Karazija est originaire de Californie et faisait partie du groupe indie rock d'Oakland Audrye Sessions. Alors cet album "O" ? Eh bien d'abord il y a "the" titre ultime : "Breath in" avec son souffle nordique qui vous enveloppe et vous transporte loin...loin...Frisson de plaisir ! On découvre alors la voix douce et planante de Ryan accompagnée de chœurs, violons et guitares dans une ambiance atmosphérique envoutante. A la fin du titre on laisse corps et âme sombrer dans un tourbillon de voix... On est déjà accroché par ce premier titre planant et on retrouvera cette ligne directrice tout au long de l'album, avec quelques moments plus vifs comme le deuxième titre "Easy Way Out". "Nobody Loves Me Like You" balade romantique est suivie par 4 titres un peu plus sophistiqués pour retourner à un titre guitare-voix savoureux " In the morning" . On repart dans un tourbillon musical avec les très bons "Phantoms" et "Vampire on My Fridge" puis avec un interlude plus qu'atmosphérique (Anything you need) et à nouveau un retour à la guitare-voix "Dreamer" magnifique. L'album se termine en douceur par le titre "Please don't stop". Oui on en redemande, et encore une fois, c'est une belle démonstration que l’Islande est un lieu qui inspire de nombreux groupes...
Si vous ne connaissez pas encore la réunionnaise Maya Kamaty, je pense que cela ne va pas durer. Son premier album Santié Papang fraichement sorti en octobre dernier propose de jolies balades avec un subtil mélange de folk et de soul. Sauf deux titres en français, Maya chante en créole et nous conte des histoires réunionnaises parfois tristes, nostalgiques ou imaginaires. La magie opère grâce à sa voix mélodieuse et une ambiance musicale métissée de Maloya (musique et danse traditionnelle née dans la population esclave de l'Ile de La Réunion). Les premières notes de ukulélé du premier titre "Ansanm" nous emmène dans le tourbillon du vent mauvais. Maya nous conte sa crainte des cyclones. "Écris-moi", nous propose un regard nostalgique sur les correspondances traditionnelles et nous impose un rythme créole entraînant. "Son Zié", titre à la fois grave (sur la violence conjugales) et plein d'espoir laisse place, selon moi, à la perle de l'album "Comme un refrain": une chanson d'amour tout en douceur agrémentée d'une très belle mélodie. Celle-ci laisse place à un rythme plus soutenu avec le titre "Santié Papang". "Mové Rèv", nous balade dans les cauchemars, "Ti Kok" raccourci les distances entre les gens qui s'aiment et "Ti Brine" propose une danse de la pluie. "Mazine", est une critique du manque de tolérance et du non respect de l'autre. Après l'interlude "indien", "Véli" nous conte l'histoire de l'étoile du berger sur fond de violons. "Dernié Viraz" titre un peu plus sophistiqué parle des ravages de l'alcool. "Pars" mélange le créole au français et "Zanfan" termine en berceuse cet album plein de poésie et de tendresse. Si vous aimez les histoires authentiques et que vous cherchez de quoi vous réchauffer en cette fin d'automne, ce premier album réussi de Maya Kamaty saura vous satisfaire sans aucun doute...
Une bien belle découverte de septembre dernier : le cinquième album d'Adam Cohen, fils du grand Leonard Cohen. "We Go Home" propose des titres folk voire pop qui mettent en avant une voix singulière. L'album commence en douceur par le titre " Song of me and you". On fait connaissance avec la voix douce mais légèrement granuleuse d'Adam qui est secondé par des chœurs et accompagné par une musique très discrète (guitare acoustique, violons, percussions légères). Une belle introduction qui fait place au titre "Too Real", au rythme plus lent et lourd appuyé d'une voix plus grave. Le troisième morceau "We Go Home", titre phare de l'album, est un folk entraînant, entêtant et très bien arrangée. Un titre qui pourrait être sorti du répertoire du groupe Arcade Fire. "Put Your Bags Down" assure la continuité avec des envolées légèrement plus rugueuses. Le titre "So Much To Learn" revient à un folk plus classique et "Uniform" plus engagé que les autres titres est vraisemblablement un clin d’œil au père..."Love Is", titre résolument plus pop enchaîne sur un mélange de folk et de soul avec"What King Of Woman". Avec "Fall Appart", Adam revient à une voix plus légère et un folk plus posé qui, et ce n'est que mon avis, correspond plus à son identité propre que les deux titres précédents. "Swear I Was There" et "Boats" s'enchaînent dans le même esprit jusqu'au très doux "Turn Of the Sun" aux arrangements conçus pour vous faire frissonner ! Un titre que j’apprécie beaucoup vous l'aurez compris... "Don't Crack" et le dernier titre "The Great Pretenders" enfoncent le clou sur le fait qu'Adam ne se contente pas de rester dans le registre folklorique...Un album à découvrir, quelques titres à savourer et un artiste à suivre !
Et voici le p'tit dernier d'Angus et Julia Stone qui commençait à se faire attendre...Après deux très bons albums, le frère et la sœur avaient mis fin à leur collaboration et s'étaient lancés dans des projets "solo". Leur retour inspiré et encouragé par Rick Rubin, producteur d'Adele, Red Hot Chili Peppers entre autres, semble être marqué par un vrai travail d'écriture commun. On sent véritablement la patte "Angus" et celle de "Julia"qui donne un album travaillé et maîtrisé du premier au dernier titre. Si on peut être nostalgique d'un petit manque de fraicheur sur certains titres, on ne peut qu'apprécier la maturité qui ce dégage de cet album assumé et finalement plus abouti. Après deux titres rock lancinants, on arrive au premier titre accrocheur de l'album "Grizzly Bear". Un titre léger un brin jazzy qui nous ferait imaginer la douceur d'un bord de mer. On enchaine sur un slow énergique " Heart Beats Slow" qui cette fois vous ferait danser sur le sable. On retrouve une douceur caractéristique dans le duo "Wherever You Are". Très jolie balade qui fait place au titre "Get Home": la voix est un peu plus appuyée pour Angus et accompagnée par la voix légère de Julia. Julia reprend la main sur le titre suivant "Death Defying Acts" avec une ligne musicale qui ferait "presque" penser à un "Glory Box de Portishead". Le tourbillonnant "Little Whiskey" nous électrise un peu plus pour nous remettre à nouveau dans un duo "From the stalls" puis dans l'hypnotique "Other Things". L'aérien "Please you", le languissant "Main Street" et l'exalté "Crash and Burn" terminent cet album qui ne se révèle pas forcément à la première écoute mais qui a le mérite de tenir ses promesses... Si le duo s'éloigne du folk mélancolique qui a fait sa renommée, leur nouvelle collaboration plus musclée est plutôt réussie. Un album à découvrir et des artistes à suivre !
Ils sont de retour et tombent à point pour ce début d'été...Cette fois les Bisontins du groupe "My Lady's House" nous comptent l'histoire d'une certaine Anna-Lee en 10 titres plus qu'envoutants. Anna-Lee est une femme désenchantée par un dernier amour qu'elle fuit pour tenter sa chance ailleurs. "Northern Lights" est un album qui nous livre un road folk qui s'électrise au fur et à mesure. "The Bride", premier titre tout en douceur, tout en acoustique avec guitare, harmonica et apparition d'un violoncelle qui accompagnent les voix de Guillaume et Cécile. L'arrivée de la batterie finale annonce la fin d'un rêve, la révélation d'une tromperie, Anna-Lee s'est faite dupée. "Looking for an Exit", encore un merveilleux titre cotonneux. Cette fois la miss prend la route et cherche une sortie. "Storms and Clouds", premier titre électrisé : les larmes de l'héroïne déclenchent le tonnerre... De la combativité, de la libération, voilà ce qu'inspire ce titre puissant et sous haute tension. Savamment dosé, on est plongé dans l'histoire et on se laisse emporter par le titre suivant "To Wear a gun"qui prolonge les envolées électriques en donnant le point de vue cette fois du côté de l'ex. On enchaîne avec le titre "The White Van", titre tout aussi électrique, entêtant et profond. "The Substitue" fait une pause avec le tonnerre, les tensions se relâchent..."One Way", dernier titre aux accompagnements électriques qui alternent avec des moments plus calmes, les voix s'envolent, planent, se posent..."Other's Poems" reprend les guitares acoustiques, le violoncelle, et la douceur du début d'album. "The Wolfpack", balade finale de cette histoire qui nous aura fait voyager. L'album se termine par une alternative acoustique du titre phare de l'album "Storms and Clouds". On imagine le générique du "film" se dérouler sous nos yeux qui nous remémore cette échappée électrique et acoustique, tendue et douce à la fois. Un album lumineux qui démontre le talent et les ressources de ce groupe en pleine ascension avec une véritable identité qui leur est propre. Et on en redemande !
Vous laisserez vous envahir par la marrée ? Fabien et Julien du groupe "Who Are You Lutra Lutra ??" chroniqué déjà ici, font une échappée électrisante avec un nouveau groupe Franco/Allemand "Douglas First". Leur premier EP intitulé "Tide", nous propose 6 titres au son des guitares électriques, d'un piano et d'une voix (cette fois celle de Fabien) qui flirtent avec un rock intemporel énergique et planant. Les influences sont variées (Jeff Buckley, The Doors, Sofa Surfers, Overhead...) et laissent présager des concerts hypnotiques...D'ailleurs le groupe basé à Berlin tourne depuis 5 ans en Australie, Islande, Afrique du Sud, et un peu partout en Europe (principalement en Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Belgique). Ils préparent leur premier album pour octobre 2014. A découvrir et à suivre !
Le voici, le voilà mon dernier frisson musical... Quelque chose est arrivé avec le soleil (avec un peu de retard) et c'est un air frais et frissonnant : Le premier album solo "Something came with the sun" de la suédoise Isabel Sörling produit par le trompettiste Ibrahim Maalouf est tout simplement magnifique.Une ambiance folk teintée de jazz avec une voix pure et aérienne domine cet opus.
Isabel joue en toute liberté avec sa voix accompagnée de piano, contre-basse, guitare, violon... En ce début d'été où le vent fait danser les blés et les herbes folles, c'est l'album idéal pour vous accompagner à prendre le temps d'observer la nature avec sérénité. Une mention spéciale pour le 9ème titre "Below" qui est pour moi parfait et m'assure un frisson à chaque écoute !
Voilà c'est l'été, le soleil et la chaleur sont déjà au rendez-vous depuis quelques temps, il ne manque plus qu'une musique entraînante pour donner un air de vacances. Et en cette période brésilienne pour les aficionados du sport, c'est Flavia Coelho qui nous fait danser ici. Les 13 titres du nouvel album de la brésilienne qui nous donnent envie de faire la fête, puisent dans la samba, le ska, le reggae et le hip-hop. C'est en s'installant à Paris qu'elle réussit à percer dans la musique avec l'aide du guitariste camerounais Pierre Bika Bika. Elle a obtenue le prix révélation musique de Femmes en Or 2013. A noter, le premier titre "Por cima" qui lance le tempo avec brio. "Amar e Amar" nous entraîne dans un reggae très sympathique qui laisse place à un duo très sensuel "Espero Voce" avec Patrice. Pour moi le meilleur titre de l'album. A noter également le ska balkanique ironique "Power of money" et le titre afrobeat dynamique "People Dansa". L'album se termine en douceur avec "Ilha de Maré" après ces couleurs brésiliennes qui il faut bien le dire, ont réchauffé nos oreilles et nos pieds !
Un album à découvrir pour avancer de quelques semaines les vacances estivales...
Si vous avez des envies de folk et de douceurs pour vos "zoreilles", je ne peux que vous proposer d'écouter le dernier album de l'ami Ben Harper ! Il en parlait depuis longtemps, et voilà qu'il l'a fait : un album en collaboration avec sa mère, Ellen Harper. Childhood Home est un album folk acoustique qui se veut mélancolique et intime. Sur ce disque, six des dix morceaux ont été écrits par Ben, les quatre autres par Ellen, chacun abordant avec honnêteté et générosité le sujet de la vie de famille dans tout ce qu’elle a de complexe. Un album touchant qui manque toute fois de rythme. J'aurais aimé un peu plus de titres à l'image du très bon "A house is a Home".
"White on White" est le deuxième EP de deux français du groupe "Who are you Lutra Lutra" enregistré à Berlin cet hiver... Regarder les flocons de neige se déposer en douceur, assister au lever du soleil dans un brouillard épais ou contempler tout simplement la danse des feuilles d'un arbre soumises au vent : c'est sans aucun doute de sérénité, de pureté et d'émotions au grand air qu’inspire cet album qui ne se nomme surement pas pour rien "blanc sur blanc". Pas de fioriture ici, mais de la douce composition authentique qui ne peut que toucher nos âmes sensibles...Nous sommes les loutres... Julien et Fabien ont musicalisé la brise qui caresse nos poils. Ils se disent influencés dans leur approche simple et humaine de la musique par des
artistes comme Stanley Brinks (ancien Herman Düne), Viking Moses ou Troy
Von Balthazar, et nous distillent ici 6 titres au folk épuré et agrémenté de guitare acoustique et électrique, ukulélé, piano et mandoline...L'album commence avec le titre "The memory too": les cloches introduisent un morceau délicat où l'on fait connaissance avec le timbre de voix particulièrement apaisant de Julien, un rythme à la guitare acoustique et des envolées de guitare électrique épurées...."Oh boy !" : le ton est plus grave plus hypnotique. "Travelling bug" reprend sur un air plus léger, une balade, une invitation au voyage. "White on white" : les chœurs apparaissent et un frisson vous vient provoqué par cette "brise" musicale légère et douce. "That's it" : on ne peut plus résister cette fois à fermer les yeux et se laisser porter par les notes de piano...une merveille ! "What Are You Looking At?" : le dernier titre qui finit en apothéose et qui clos en beauté cet EP intime, mélancolique et envoutant. Un coup de cœur pour cet album à découvrir, et pour ce groupe à suivre !
Après de nombreux concerts parisiens, Jacinthe alias jaSz sort son premier EP exclusivement enregistré dans le métro parisien. Elle s'accompagne uniquement d'une guitare acoustique et interprète ses compositions originales avec sensibilité. Une représentation minimaliste d'un art qu'elle maîtrise à la perfection rodé par son expérience de la rue et de passages dans les bars. Elle puise son inspiration dans le jazz, le folk et la soul et nous propose ici deux titres en français et trois en anglais. "Encore un effort" ouvre l'album avec une balade qui permet de faire connaissance avec l'accord parfait du lyrisme de la miss et du rythme de sa guitare. Mais c'est avec "Love song" que la voix de jaSz prend réellement corps. On la sent à l'aise avec la langue de Shakespeare et on apprécie son éventail de sonorité vocale. Le très très bon titre "Rushing" confirme cette impression : rythme de guitare à la "Ben Harper", voix à la "Ayo", on sent les références et on apprécie l’interprétation. "Drink my money", la touche "jazz" de jaSz bien présente dans ce titre pourrait sortir d'un bistrot de la nouvelle Orléans...Elle termine son album par le très joli "Dans mon ballon" où elle laisse s'envoler la voix teintée d'orient et nous transporte dans son ballon avec plaisir. On est en présence d'une artiste prometteuse avec une voix envoutante et un folk coloré. Bref on en redemande ! Elle s'est distinguée récemment au concours Talent Europe 1 - 20 minutes 2014 qu'elle a remporté. Une jeune artiste à écouter et à suivre les yeux fermés...(Merci à Xavier pour cette merveilleuse découverte).
Un très joli album à découvrir, une artiste à suivre...
Chloe Charles nous vient de Toronto et signe ici son premier album : "Break the balance". Une pochette d'album qui donne un aperçu de ce qui nous attend : "un côté sombre et un côté coloré".
Elle nous livre donc un folk parfois mélancolique et des ambiances parfois plus soul, pop et jazzy plus enjouées. On sent donc beaucoup d’influences musicales et des airs qui semblent très vite familiers... Bref un bon moment à passer mais avec une mention spéciale pour le titre "My Child" purement magnifique...un frisson !
Si ce blog parait s'être assoupi par manque de temps, il n'en n'est rien pour mes zoreilles... La musique m'accompagne quotidiennement et je ne saurai m'en passer ! Depuis mon dernier article, il y a eu quelques découvertes musicales qui feront l'objet de prochaines chroniques. Mais c'est d'un album qui revient régulièrement posséder mes lecteurs et qui me suit actuellement partout dont je vais vous évoquer ici. Il s'agit de l'album "Faces in the Rocks" de l'américaine Mariee Sioux. Un album folk avec des inspirations amérindiennes qui vous réincarne en aigle royal pendant une cinquantaine de minutes... Un album qui a déjà 6 ans (déjà !) et qui a eu un petit frère l'année dernière "Gift for the End". Je vous propose d'écouter l'album ci-dessous...en fermant les yeux on imagine les grandes plaines américaines, les tipis des indiens, et un joueur de flûte indienne en haut d'une montagne...bref c'est une invitation au voyage. Et comme je ne vais pas paraphraser ce qu'une amie blogueuse avait déjà très bien écrit, je vous propose de lire sa chronique ici : http://withmusicinmymind.blogspot.fr/2008/10/2008-mariee-sioux-faces-in-rocks.html .
Le printemps n'aura pas réveillé les sens endormis par l'hiver... Le temps et le temps : deux homonymes qui auront eu pour moi un point commun : morosité...manque de temps et temps gris démotivant ont défavorisé la découverte et l'écoute de musique. Mais trois mois plus tard et un premier jour d’Été écoulé, c'est l'unique découverte du mois de mai qui sera l'objet de ce post : Gabrielle Aplin.
Jeune britannique de 21 ans, la miss est de la génération des artistes autodidactes qui se font connaître par le web. Ajoutez une pincée de pub à travers son association avec une marque anglaise qui la fera apparaître dans un spot TV et une touche de succès avec sa reprise de The power of love de Frankie Goes to Hollywood qui fera grimper son nom dans les ventes de singles, et vous obtiendrez un album sorti en mai dernier "English Rain". Je suis très partagé par cet album pop qui possède à la fois un son de déjà entendu, une production un peu trop léchée, mais aussi quelques pépites sonores. Je me suis rendu à l'évidence en réécoutant ce premier album : il y a du talent et de la qualité dans les compositions de Gabrielle Aplin même si nos oreilles ne vibrent pas par l'originalité des titres mais s’apaisent par la douceur des compositions.
Le premier titre Panic Cord est une belle introduction au talent de la miss : guitare rythmique entrainante et voix légère...c'est mignon c'est tout beau et ça fait penser à Lene Marlin les pieds dans le sable... do ré mi fa sol la si do : tout est là et on continue sans surprise sur les mêmes bases avec Keep on walking, Please don't say you love me. How do you feel today : un titre qui signe l'arrivée des cordes avec brio et qui s'harmonisent parfaitement à la voix de mademoiselle. Le très joli titre Home forge pour moi la marque de fabrique de l'artiste. Moins joyeux que les titres précédents mais du coup beaucoup plus pur : nos oreilles apprécient, et on commence à pousser la chansonnette. Vient ensuite Salvation où cette fois le piano accompagne. La fin du titre aurait pu faire frissonner si les ajouts électroniques n'avaient pas gâchés l'envolée finale...dommage. Ready to question reprend les bases à la guitare et on découvre la reprise The power of love. Cette dernière est jolie mais aurait été parfaite avec moins d'arrangements à mon goût bien qu'elle ait le mérite de faire connaître Gabrielle Aplin. Le titre Alive fait la part belle aux envolées vocales de la chanteuse et on appréciera un final de meilleure qualité que Salvation... Human est un titre un peu plus percutant avec ses percussions et ses trompettes et une dynamique intéressante qui se poursuit avec November et Start of time donnant un peu plus de vivacité à la fin de l'album bien qu'il se termine par une chanson guitare-voix simple. Dans l'édition Deluxe de l'album nous trouverons entre autres deux magnifiques titres très bien interprété par Gabrielle Aplin : Evaporate et Wake up with me. Un bon moment passé en compagnie de la miss même si on regrettera que l'album ne soit pas entièrement à l'image de deux très bons titres précédents...
Finalement, j'ai trouvé de quoi réveiller en douceur mon ouïe endormie avec parfois des prémices de frissonnement à l'écoute des chansons de Gabrielle Aplin. Une jeune artiste à suivre sans aucun doute !
Austère, profond, torturé, dense en émotions...quelques adjectifs qui illustrent la personnalité bien singulière d'Anna Aaron. Dans ce deuxième album l’helvète nous propose une ambiance mystique et rugueuse aux mélodies entêtantes. Parfois comparée à un mélange de Tori Amos et de PJ Harvey, Anna créée ici son propre univers et réveille les esprits avec des chansons folk-rock énergiques mais aussi des balades faussement calmes. L'album débute par "Elijah's chant" et nous met tout de suite dans une ambiance électrique et tourmentée. Un brin perturbé on se raccroche avec plaisir au titre suivant : "Sea monsters" un titre pop-rock très efficace et entêtant. Un arrangement aux petits oignons avec des cymbales bien présentes, une rythmique soutenue au piano et une voix rugueuse qui finit par s"élever à notre plus grand plaisir.... "Where are you David ?" fait penser en effet à Tori Amos mais n'a rien d’exceptionnel et un brin ennuyeux. Heureusement, on pose nos valise avec un titre plus calme voir jazzy (repris de son premier album) accompagné par Erik Truffaz à la trompette "The drainout". On redécolle avec le très joli "Siren" tout en douceur. "The passion" ou un peu plus d'une minute d'a cappella. On enchaine avec plaisir avec le très bon "Queen of sound " et le dynamique "Kings of dogs" choisi comme le single représentatif de l'album. "Joanna": pause mélancolique avec un voix plus planante. "Since I met you my peace is gone" petite transition au piano bien appuyé vers les envoûtants "In devil's camp" et l’inquiétant (sur la fin)"Fire over the forbbiden moutain". L'album se termine sur le titre beau et triste "A sun shines on aimée".
Une artiste originale à découvrir, un album à écouter !
Le titre "phare" qui résonne souvent dans mes oreilles en clip :
Le groupe Herman Düne est de retour depuis Janvier avec la sortie de la bande originale du film "Mariage à Mendoza", un road-movie en Argentine. Cet opus est une douce invitation au voyage. On y retrouve la virtuosité instrumentale du duo franco-suédois avec ici des ambiances latines à faire voler la poussière...
Mes préférences vont pour les titres Mariage à Mendoza, Brothers, et The Great Escape.
En regardant l'émission "Rendez-vous en terre inconnue" en ce début de mois, mon oreille a accroché sur l'accompagnement musical et notamment sur les deux titres d'un groupe qui m'était totalement inconnu (rendez-vous en terre inconnue où les inconnus se font connaître...!).
Et à ma grande surprise j'apprends que ce groupe est français et vient de sortir un nouvel album. My Lady's House est constitué de Guillaume (chants, guitares,
harmonica, banjo), Cécile (chants et bass), Simon (chants, guitare, banjo ) et Stéphane (percussions,chants). Le groupe est de Besançon et c'est sur leur premier EP (EP#1 - 2008) que figurent les deux titres découverts grâce à l'émission : "The Grasses" (arpèges délicats, harmonica planant) et "Before the Rain" (guitare électrique et refrain aux airs de Beatles avant la pluie). Après avoir dévoré cet EP complété par les titres "Blake's Garden", "Monster" et "Bulkington" dans la même veine (qui seraient aussi dans la bo d'anciens RDV en terre inconnue), je me suis jeté sur leur premier album "West of the sun stories" (2011). Et c'est sous perfusion que je m'administre cet opus tellement j'en suis accro... Un album magnifique d'une douceur remarquable en surface mais qui perce le cœur en profondeur. Un folk mélancolique intime qui vous fait voyager dans les grands espaces. On sent les influences de Neil Young, Nick Drake, Bob Dylan, The Beatles... en passant par Elliot Smith et là je pèse mes mots ! Car si il y a bien un titre qui pour moi ressuscite ce géant disparu trop tôt, c'est bien le titre "Once" : une merveille, une perfection sur le thème de la perte d'un être cher... Frisson également pour le titre "Lily's knight": une véritable berceuse qui absorbera toutes vos tensions...Les autres titres confortent le talent et l'inspiration de ce groupe. Leur dernier album fraîchement sorti "Run
in the South" (2012) illustre à nouveau leurs inspirations anglo-saxonnes, l'authenticité de leur folk épuré et l'harmonie parfaite des voix. Un album avec un peu plus d'arrangements, un peu plus de guitares électriques (bien présentes dans "The devil in with it", "Run in the south" et "Falcon Lake")et toujoursla part belle au folk "américana" agrémenté de banjo ("Coast Starlight") et de guitares acoustiques. L’excellent et entraînant "Postcard from a place you're not"ouvre avec simplicité (guitare/batterie) l'album. "Now and there"met en avant la voix de la chanteuse colorée par un mellotron. "Strike day" et "Daughter" assurent la continuité avec cette fois les cordes planantes de violons. "Parkside House" : balade aux chants aériens. Enfin "The Story of Sam Brinson" apporte un folk raffiné au son de l'harmonica.
Vous l'aurez compris, My Lady's House est un groupe français très très prometteur et qui pourrait bien devenir aussi célèbre que les français de "Cocoon". Ah... on me signale dans l'oreillette qu'ils ont fait leur première partie...Tiens tiens tiens comme par hasard.
My Lady's House - EP#1 (2008):
My Lady's House - West of the sun stories (2011):
My Lady's House - Run
in the South (2012):
Une perle : "Once" sur l'album West of the sun stories (2011):